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KAOS sur Netflix : quand la mythologie grecque rencontre notre époque

8 sept.
2 min de lecture


La mythologie grecque n’a jamais vraiment disparu. Elle change de forme, traverse les siècles et revient aujourd’hui sur nos écrans avec KAOS, la série Netflix créée par Charlie Covell et lancée le 29 août 2024.

La série joue avec une question que nous nous sommes certainement posée un jour ou l'autre : que deviendraient les dieux grecs s’ils vivaient parmi nous ?


Zeus règne sur un Olympe très contemporain



Jeff Goldblum incarne un Zeus puissant, capricieux et inquiet. Le maître de l’Olympe possède tout, pourtant il craint de perdre son pouvoir.

Cette fragilité transforme le personnage. La série abandonne l’image figée du dieu antique mégalomaniaque. Elle présente Zeus comme un souverain obsédé par son propre déclin.


Héra partage son pouvoir et ses excès. Dionysos cherche sa place en chemise bariolée. Hadès administre le monde des morts en noir et blanc. Prométhée observe Zeus et prépare sa chute.

Chaque personnage conserve une part de son archétype antique, mais reçoit aussi une allure nouvelle.


KAOS réinvente la mythologie grecque


KAOS ne raconte pas les mythes anciens tels quel. La série les démonte et les reconstruit.

Le récit croise Orphée et Eurydice, Ariane, le Minotaure, les Moires et plusieurs grandes figures de la mythologie grecque. Ces histoires anciennes deviennent des récits sur le pouvoir, l’amour, la liberté et la mort... de la mythologie grecque aux tragédies télévisuelles contemporaines, il n'y a qu'un pas.



Les mythes grecs possèdent une étonnante capacité de transformation. Ils supportent les détournements parce qu’ils parlent de comportements profondément humains.

Zeus représente le pouvoir. Héra incarne la souveraineté. Dionysos porte le désir et la transgression. Orphée affronte la perte. Prométhée défie l’autorité.

Deux mille ans passent mais les mêmes problématiques restent.


Une esthétique entre Antiquité et monde moderne


La série KAOS sur Netflix refuse également le péplum traditionnel.

Les dieux portent des vêtements contemporains. Les palais deviennent des villas modernes. L’Olympe abandonne le marbre solennel. La Méditerranée conserve pourtant une présence constante. Ce décalage produit une mythologie étrange mais si familière.



KAOS rappelle surtout que la mythologie grecque dans l’art contemporain ne doit pas rester prisonnière de l’Antiquité.

Un artiste peut reprendre un dieu, modifier son époque et déplacer son symbole. Le mythe conserve alors sa puissance tout en acquérant une nouvelle signification.

C’est précisément pour cette raison que Zeus, Athéna, Aphrodite ou Dionysos continuent de nous fasciner.

Nous ne regardons pas seulement des histoires anciennes.

Nous continuons à nous regarder à travers elles.



Poséidon semble bien d'accord !


 
 
 

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